Littérature  1999

« Dans le regard, il y a tous les gestes en miniature ?

Eau agitée : la lumière se noie dans l’eau. Calme plat : l’eau sert à la lumière de radeau. Dans le désert de la face de l’idiot, passent et repassent en caravane, les chameaux des dents.

Une oreille coupée : le bateau de la face est sur le flanc. Deux oreilles coupées : redressement de la nef, mais visage ensablé.

Tous les drames de la personnalité partent du refus de vivre avec soi. L’amour tient sa toute puissance de l’illusion qu’il nous donne de nous débarrasser de cette obligation.

Les seuls écrivains qui durent sont ceux écrivent nus pour l’homme nu, pour l’homme nature, pour l’homme de tous les temps. »

« C’est entre 1942 et 1944 que l’on assiste à une curieuse métamorphose, où les pensées de Chazal changent de ton, et d’âme en quelque sorte. Leur part sous-entendue (et parfois clairement entendue) tenait, jusque là, à une articulation logique, induction ou déduction.

Quelle révélation Chazal a-t-il rencontrée ; ou quelle clef découverte ? À présent, les événements s’offrent à lui en foule, peints de la même évidence, doués du même tranchant.

Son intelligence cesse d’être une faculté pour devenir un vase où s’engouffre l’Intelligence cosmique », écrit Jean Paulhan.

   

Cet ouvrage est publié avec une préface de Jean Paulhan et un avant-propos d’Eric Meunié qui a coordonné cette édition.

  

ISBN : 2-912969-09-3

358 pages - 19,82 euros


Dans la même collection aux éditions Exils :