La Fièvre nue

La Fièvre nue

La Fièvre nue


Littérature  2000

« Ma mère avait déjà été folle, je le savais. Cela correspondait à des périodes où elle ne m'écrivait pas, où je ne recevais rien d'elle. À mes questions, on répondait "En ce moment, ta mère a besoin de calme, elle est dans une maison de repos. Dès qu'elle ira mieux, on t'enverra la voir, peut-être même elle viendra te chercher."

Elle en revenait, oui, mais changée, dolente, silencieuse, légèrement bouffie. Quand elle allumait sa cigarette, sa main tremblait, elle aspirait la première bouffée comme on prend son souffle, profondément, longtemps, poumons bloqués. Je restais devant elle, sans respirer moi non plus ; mes épaules retombaient avant les siennes. […]

Tandis qu'il me racontait l'histoire, Piero me regardait dans les yeux de manière indéterminée. Ses yeux disaient autre chose, manifestaient son indépendance, me faisaient comprendre que, lui, le joli garçon, devant moi, il pouvait se lever et qu'il n'était pas en mon pouvoir de le retenir. »

Philippe Mezescaze vit à Paris. Il a publié plusieurs romans : Le Corps océan (éd. Paul Vermont), L'impureté d'Irène, Les Petites Morts (éd. Arléa). Son roman Où irons-nous dimanche prochain a été salué par Michèle Bernstein dans le quotidien Libération.

  

ISBN : 2912969-15-8

85 pages - 11,43 euros

  

Dans la presse

« Dans son construction rigoureuse, ce petit roman appelle des comparaisons grandioses. »

Michèle Bernstein, Libération

« On est tout de suite happé par la précision des situations que nous fait vivre Philippe Mezescaze. C'est par touches infimes et introspectives qu'il nous conduit dans un univers presque magique – la deuxième partie du roman – où le drôle épouse le sentiment amoureux. Au seuil du texte, une photographie – dont on découvre la signification au final du livre – donne au titre du roman son sens. C'est un ouvrage qu'on n'abandonne pas. »

Jules Lefeuvre, Illico


Dans la même collection aux éditions Exils :