L’Épi monstre

L’Épi monstre

L’Épi monstre


Littérature  1999

« Il y a un mystère Genka. Nous sommes en décembre 1961, les éditions Julliard publient le premier roman d'un jeune auteur de vingt-quatre ans. Marcel Jouhandeau préface le livre. Cocteau lui décerne le prix Enfants terribles. Les critiques littéraires saluent la naissance d'un véritable écrivain.

Juillet 1962 : au nom de la protection des mineurs, le ministère de l'Intérieur interdit L'Épi monstre. L'interdiction est étendue aux traductions à l'étranger, alors même qu'en Italie Feltrinelli se proposait de le publier dans une traduction de Pasolini.

Pourquoi cette censure ? Parce que ce roman raconte turpitudes et carnages de l'amour humain. Un père, bourgeois déclassé, et ses deux filles, tous trois plongés dans la bouse campagnarde, au milieu d'une population d'ivrognes... Et ce père, Morfay, aime sa fille, Marceline.

Que nous dit Genka dans ce roman violent et pudique ? Que là où il y a famille, il une structure porteuse de crime, d'inceste, de viol, de folie et de mort. C'est cette vérité, d'habitude refoulée, qui a déclanché l'interdiction du ministère. » 

Jacques Henric, extrait de la préface du livre.

Le livre a été réédité en décembre 1998 avec une postface de Marcel Jouhandeau.

  

ISBN : 978-2912969-03-4

136 pages - 13,72 euros (tirage épuisé)

  

Dans la presse 

« Un roman prémonitoire de notre fin de siècle et de millénaire, écrit par un tout jeune-homme de vingt-quatre ans, fou de Rimbaud, grand lecteur de Céline et de Bernanos... »

Jean-Yves Jouannais, Art Press

« La réédition d'un roman faulknérien sur l'inceste, publié en 1962 et aussitôt interdit, révèle le tempérament lyrique exceptionnel d'un jeune homme... »

René de Ceccatty, Le Monde

«  Relu aujourd'hui, ce livre éblouissant n'a rien perdu de sa violence. Plus proche d'Artaud que de Sade, voisin de Bataille et de Rimbaud, ce météore littéraire a surgi dans une époque vouée à la pire des résignations. Scandaleux, il le reste comme la plupart des mythes, des légendes, des contes... »

Raphaël Sorin, L'Express


Dans la même collection aux éditions Exils :